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Sammer défend Kovac et fustige le débat sur le jeu

Matthias Sammer a défendu Niko Kovac dimanche dans Sky90, en mettant la direction des hommes au-dessus de la tactique. Mercredi, il jugeait le BVB incapable de rivaliser avec le Bayern.

Rédaction Borussia.fr
Matthias Sammer devant les micros, illustration de sa défense de Niko Kovac dans l’émission Sky90.
Matthias Sammer, conseiller du Borussia Dortmund, s’exprimait dans Sky90 le dimanche 1er novembre (photo d’illustration).

Le débat sur le style du Borussia Dortmund a trouvé son défenseur le plus autorisé. Dimanche 1er novembre dans Sky90, Matthias Sammer, conseiller du club depuis 2018, s’est rangé derrière Niko Kovac, rapporte SPOX ce mardi 3 novembre. Son point de départ n’est pas tactique : « Il est comme un gentleman, y compris envers les joueurs. Il a de l’allure. On dit toujours que le people management est plus important que jamais aujourd’hui, et on ne parle pourtant que de tactique. C’est exagéré, ce que je dis, mais cette façon de diriger les hommes et cette crédibilité qu’il a, c’est particulier. »

« Un gentleman », et un vestiaire recadré

L’argument tient en une idée : la relation au groupe pèserait plus que les schémas. Sammer l’adosse au parcours du Croate, arrivé en février 2025, prolongé le 14 octobre. « Les fondations, depuis qu’il est là, elles sont prodigieuses », ajoute-t-il. Cette autorité n’est pas toujours douce. Le 28 octobre, après le 3-2 contre le Werder en Coupe, Kovac avait repris son vestiaire sans ménagement, une causerie « très critique et sans égards » selon Bild, comme nous le racontions. Le même homme qui parle aux joueurs passe aussi par le rapport de force.

Les fondations, en chiffres

Elles se mesurent. Après huit journées, Dortmund est invaincu : cinq victoires, trois nuls, dix-huit points, comme le Bayern, qui garde la tête à la différence de buts (27 buts marqués contre 14, 8 encaissés contre 6). Avec Nico Schlotterbeck dans l’axe, les six buts encaissés constituent le plus faible total du championnat. L’autre versant est moins flatteur : 14 buts en huit matches, 1,75 par rencontre, quand huit clubs font mieux. Les trois nuls, dont le 2-2 de Munich arraché à la 89e par Fábio Silva, disent la même chose : cette équipe prend ce qu’elle peut. Le bilan complet est ici.

Le « Raunen », ce brouillard

Reste le reproche que Sammer refuse d’entendre. « Je ne peux pas l’accepter quand, en Allemagne, on parle de murmures et autres : tout cela n’est pas saisissable. Je ne peux pas le comprendre. » Le mot visé, Raunen, désigne ce mécontentement diffus qui monte des tribunes sans se formuler en arguments. Ce qu’il écarte, c’est le reproche non dit, pas le chiffre. Sur le fond, son constat du 28 octobre n’a pas changé : il jugeait le Bayern seul capable de décider du Klassiker, et aucune équipe allemande à sa hauteur, comme nous l’écrivions. Il parlait de l’écart de moyens, pas du travail de l’entraîneur. Les deux propos se tiennent : le plafond est munichois, la progression est dortmundaise.

Mercredi, le Betis, et la même question

Deux voix internes en quatre jours : Carsten Cramer le 28 octobre, puis Sammer. Le club considère le débat clos. Les mots ne règlent rien. Le Real Betis arrive mercredi au Signal Iduna Park (21 heures) pour la 4e journée de Ligue des champions, Elversberg suit samedi (15h30). Le chiffre à surveiller n’est pas celui des points, déjà bon. C’est celui des buts : une équipe qui marque 1,75 fois par match peut-elle rester à hauteur du Bayern toute une saison ? Sammer a raison sur le présent. La question tient pour la suite.

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