Le Borussia Dortmund a officialisé le 13 octobre la prolongation de Niko Kovac jusqu’au 30 juin 2029. Huit jours plus tard, Sport Bild en détaille les conditions financières. Le magazine avance un salaire de base « dans la zone des cinq millions d’euros » par an, des primes de titre élevées et une clause de séparation qui partage le coût du salaire restant. Ces montants n’ont pas été confirmés par le club.
Environ cinq millions d’euros par saison
Selon Sport Bild, relayé mercredi matin par Fussballtransfers, SPOX et fussballdaten, Kovac perçoit donc environ 5 M€ par an. À ce fixe s’ajoutent trois primes liées aux trophées : 1,2 M€ pour un titre de champion d’Allemagne, la même somme pour une victoire en Ligue des champions, et 500 000 € pour la DFB-Pokal.
Le dispositif rémunère d’abord le résultat. Il ne dit rien d’un titre garanti ni d’un objectif public fixé par Dortmund : il chiffre seulement les récompenses prévues si le BVB gagne l’une de ces compétitions.
La sortie calculée à 50 %
Le point central est la clause de séparation, qualifiée de « Feuerklausel » par la presse allemande. Si le BVB licenciait son entraîneur avant le terme, le contrat serait immédiatement dissous. Le club calculerait le salaire encore dû jusqu’au 30 juin 2029, puis en verserait 50 % à Kovac.
Cette mécanique évite une longue présence comptable d’un entraîneur écarté. Dortmund connaîtrait le coût de sortie et retirerait immédiatement Kovac de sa masse salariale. L’entraîneur, lui, recevrait la moitié du solde prévu et redeviendrait libre de signer dans un autre club. Aucun nouvel employeur n’aurait à négocier une indemnité avec le BVB. La clause organise donc une rupture éventuelle ; elle ne signifie pas que le club la prépare.
Deux années ajoutées cette fois
Les discussions avaient commencé à la fin de la saison dernière. En août 2025, Kovac avait accepté une prolongation d’un an seulement, jusqu’en 2027. Le contrat signé cet automne ajoute cette fois deux saisons. Comme nous le racontions après l’officialisation, le technicien de 55 ans est désormais engagé jusqu’en 2029. Un autre rapport de Sky indiquait que son camp aurait souhaité aller encore plus loin, point analysé dans notre suivi des négociations.
Le contrat après la série sans victoire
Ces détails paraissent après quatre matches qui ont changé le climat sans modifier le contrat. Dortmund a enchaîné un nul contre Brême (2-2), une défaite à Bodø/Glimt (0-1) et un nul à l’Union Berlin (0-0), avant de gagner 2-1 à Bakou contre le Sabah FK mardi grâce à un doublé de Serhou Guirassy.
Le repère de fond reste celui communiqué par le club lors de la signature : Kovac possède le meilleur ratio de points de l’histoire du BVB en Bundesliga, avec 2,15 points par match, 114 points en 53 rencontres. Le contrat décrit désormais la rémunération de la performance et, selon Sport Bild, le prix exact d’une rupture éventuelle. Il ne tranche rien sur l’avenir sportif de l’entraîneur.
