Le feuilleton est clos : le Borussia Dortmund a officialisé mardi 13 octobre la prolongation de Niko Kovac. L’entraîneur croate de 54 ans a signé un nouveau contrat qui court jusqu’au 30 juin 2029 — deux ans de plus que le précédent, qui expirait à l’été 2027. Ses adjoints Robert Kovac et Filip Tapalovic prolongent également. L’annonce est tombée le jour du départ de l’équipe pour la Norvège, à la veille du match de Ligue des champions face à Bodø/Glimt (ce mercredi, 21h00).
Un dossier devenu une formalité
Depuis la révélation de Bild le 1er octobre, puis des informations de Sky, la tendance ne faisait plus guère de doute : en interne, l’annonce n’était plus qu’une « formalité » (notre point du 6 octobre). Le dernier réglage portait sur la durée du futur contrat (le dossier restait ouvert) : Carsten Cramer, le président de la direction, l’avait résumé — plus qu’« une question de temps ».
Book : « une sérénité qui fait du bien »
Le directeur sportif Ole Book évoque une relation nouée dès son premier jour au club : « Entre Niko et moi, un rapport de confiance s’est installé depuis mon premier jour ici. Niko travaille de façon extrêmement méticuleuse et dégage, par son expérience, une sérénité qui fait du bien à notre équipe. » Avant d’insister sur le travail commun : « Nous échangeons presque tous les jours et travaillons à franchir les prochaines étapes avec l’équipe pour réussir avec le BVB. »
Kovac : « pas question de se satisfaire de l’acquis »
L’entraîneur a lui aussi fixé le cap : « Nous avons enclenché ensemble une évolution claire et posé des bases importantes pour l’avenir. C’est là-dessus que nous voulons construire », a déclaré Niko Kovac. Avant de tracer l’exigence : « L’essentiel est de ne pas nous satisfaire de ce qui est accompli, mais de travailler chaque jour à devenir meilleurs. Nous voyons un grand potentiel et sommes convaincus qu’ensemble, avec beaucoup de conviction et de détermination, nous pouvons encore accomplir de grandes choses. »
Une ligne de continuité
Cette signature s’inscrit dans la stratégie de continuité du club, qui a déjà lié sa direction fin septembre — Carsten Cramer jusqu’en 2031, Lars Ricken jusqu’en 2030, Thomas Treß jusqu’en 2028 (prolongée fin septembre). Les chiffres, eux, plaident pour Kovac : 2,15 points par match de Bundesliga en 53 rencontres (114 points), le meilleur ratio de l’histoire du BVB ; 73 points lors de sa première saison complète — cinquième meilleure performance du club ; et 107 points sur ses cinquante premières rencontres dans l’élite, un record. « Nous travaillons à faire d’une très bonne équipe une équipe qui gagne », résumait Lars Ricken mardi, avant le décollage vers la Norvège.
Place désormais aux dossiers suivants : le BVB veut aussi sécuriser ses cadres, de Gregor Kobel à Waldemar Anton et Julian Ryerson (les chantiers de l’automne). « Ce qui a été fait ne compte déjà plus. Nous avons encore du potentiel », a prévenu Niko Kovac, avant le premier match depuis la signature — ce mercredi à Bodø/Glimt (21h00).
