Le Borussia Dortmund a trouvé son terminus au-delà du cercle polaire : mercredi, sur le synthétique de l’Aspmyra, le BVB s’est incliné 0-1 face à Bodø/Glimt pour la 2e journée de Ligue des champions, sa première défaite depuis la Supercoupe perdue contre le Bayern (1-2, le 22 août). Fredrik Sjøvold (52e) a sanctionné une première heure à sens unique. Ni le froid ni le synthétique que Dortmund devait apprivoiser n’ont tout expliqué ; notre pronostic, qui donnait le BVB vainqueur, non plus.
Une heure sans réaction
« Nous avons fait tourner, parce que nous avons trois matches en une semaine et les fatigues du voyage », a expliqué Kovac. Cinq changements par rapport au nul contre le Werder, dont les entrées de Bensebaini, Veerman, Karetsas, Inácio et Fábio Silva. Bodø a dicté le rythme pendant trente-cinq minutes — Sondre Fet (19e) et Ole Blomberg (27e) manquant de peu l’ouverture du score. Cartons, tous deux côté BVB : Gadou (13e) et Fábio Silva (25e). Vingt-quatre secondes après la reprise, Gregor Kobel sauvait devant Andreas Helmersen ; Blomberg frôlait ensuite le poteau (49e). À la 52e, la défense a cédé : lancé dans son dos par Sondre Auklend, Fredrik Sjøvold a conclu de près (52e).
Le réveil, et le mur Haikin
La réaction est venue du banc : à l’heure de jeu, Kovac lançait quatre joueurs d’un coup — Guirassy, Nmecha, Nwaneri, Ryerson. Nmecha obligeait Nikita Haikin à s’étirer pour détourner sa frappe lointaine (62e) ; Guirassy voyait sa reprise repoussée par un défenseur (69e) ; Nwaneri plaçait sa tête trop au centre (74e). Bodø reculait mais tenait : Sjøvold sauvait devant Daniel Svensson (83e), et Haikin sortait encore la tentative de Nmecha (90e+2) ; après trois corners de rang, la tête de Julian Ryerson filait à côté.
« Nous n’avons pas existé »
Le verdict est tombé sans détour. « Jusqu’au but encaissé, nous n’avons pas existé », a reconnu Kovac au micro de DAZN. « En première mi-temps, nous n’avons pas eu la passion ni l’intensité. C’est seulement après le quadruple changement que nous sommes mieux entrés dans le match, mais jusque-là, l’adversaire était clairement meilleur. Nous avons perdu ce match à juste titre. » Waldemar Anton, capitaine du soir, a renchéri : « C’était clair, et nous n’en faisons pas une excuse. Nous avons simplement mal joué en première période, avec et sans le ballon, toujours un pas en retard. L’intensité a manqué — et sans cette intensité, tu ne peux pas gagner un match. En fin de rencontre, nous avons eu les occasions de faire le 1-1 : là, il faut être glacial devant le but, surtout à l’extérieur en Ligue des champions. »
Berlin, puis Bakou
Avec 3 points en deux journées, Dortmund rate une occasion dans la course aux huitièmes. Samedi (15h30), il se déplace chez l’Union Berlin pour la 6e journée, où il reste deuxième (13 points), derrière Fribourg. Mardi (18h45), autre voyage : Bakou et le Sabah FK. Trois déplacements en sept jours, plus de 11 000 kilomètres : le réveil devra venir vite.
