Le Borussia Dortmund, deuxième de Bundesliga (13 points sur 15), n’a pas le temps de digérer le 2-2 concédé vendredi 9 octobre — après avoir mené 2-0 contre le Werder Brême : cap sur le grand nord. Mercredi (21h00), le BVB ouvre à Bodø/Glimt sa semaine de trois déplacements, pour la 2e journée de Ligue des champions ; samedi (15h30), il se déplace à l’Union Berlin ; mardi (18h45), il s’envole vers Bakou et le Sabah FK. Trois déplacements en sept jours, et une logistique entièrement revue.
Une planification « nettement adaptée »
« Drei BVB-Auswärtsspiele binnen sieben Tagen » — trois matches à l’extérieur en sept jours : le constat des Ruhr Nachrichten, qui relèvent que Dortmund a nettement adapté sa planification de voyage, jusqu’à une « mesure surprenante » signée Niko Kovac. Deux exemples : un départ anticipé vers l’Azerbaïdjan, et Christian Schulz, le chauffeur du bus de l’équipe, qui reste à Dortmund.
Rentrer pour régénérer, plutôt qu’enchaîner
Une option avait pourtant circulé, rapporte la WAZ : après le match de Berlin, poursuivre directement vers Bakou pour épargner un aller-retour. Elle a été écartée. « Schlafe ich in meinem eigenen Bett, in den eigenen vier Wänden? Auch das ist ein Punkt, den man berücksichtigen muss », a expliqué l’entraîneur — « est-ce que je dors dans mon propre lit, entre mes quatre murs ? C’est aussi un point qu’il faut prendre en compte ». Sa conclusion : « nous avons donc décidé de rentrer, de régénérer à la maison et de repartir de là pour les prochains matches ».
Le calendrier impose neuf matches en trente jours, et « les prochaines semaines vont beaucoup nous demander, en logistique et en récupération », prévenait Niko Kovac. Dortmund mise sur la rotation et des analyses de charge individuelles — avec un principe : ramener souvent les joueurs dans leur environnement familier, entre deux vols.
Le synthétique, l’inconnue norvégienne
Reste la pelouse. L’Aspmyra Stadion — environ 8 000 places au nord du cercle polaire — est synthétique, et le BVB « doit s’y habituer », notent les Ruhr Nachrichten. L’endroit est une forteresse : Bodø/Glimt y a remporté ses cinq derniers matches européens à domicile, en marquant trois buts à chaque fois, souligne l’UEFA. Dortmund, lui, a perdu ses trois derniers déplacements de Ligue des champions — et la saison passée, il n’avait pas battu les Norvégiens (2-2 à domicile, après avoir mené deux fois).
« Ich freue mich nicht so auf den Kunstrasen, aber das ist halt unser Leben », confie Felix Nmecha dans le magazine des membres du club — « le synthétique, je ne m’en réjouis pas vraiment, mais c’est notre quotidien ». Avant d’ajouter, à propos de Bakou : « l’Azerbaïdjan est très loin, mais nous y serons préparés, nous aussi — et nous voulons gagner les deux matches ».
Le programme est clair, et il commence au cercle polaire, mercredi à 21h00 ; six jours plus tard, le BVB sera au bord de la Caspienne, avec, entre les deux, un déplacement à Berlin et un retour à la maison. C’est le plan du BVB pour apprivoiser le grand nord.
