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Mercato : le BVB durcit sa gestion des départs

Selon Sport Bild, plus aucun joueur du BVB ne dispose d’un passe-droit. Fabio Silva et Carney Chukwuemeka, arrivés un an plus tôt, en ont fait les frais.

Rédaction Borussia.fr
Contrat de transfert et stylo, illustration de la gestion des départs au Borussia Dortmund.
Selon Sport Bild, Dortmund ne laisse plus aucun passe-droit à son effectif : chaque joueur doit se battre pour sa place.

Une information de Sport Bild, relayée vendredi 11 septembre par RUHR24 : le Borussia Dortmund a durci sa gestion des départs. Selon le magazine allemand, plus aucun joueur de l’effectif ne dispose d’un « passe-droit ». Les nouvelles recrues conservent un temps d’adaptation, mais doivent ensuite livrer — à défaut, une séparation rapide est possible. Le club n’a pas confirmé cette ligne, qui reste une information de presse.

Silva et Chukwuemeka, les exemples cités

Sport Bild cite deux noms, tous deux arrivés à l’été 2025 : Fabio Silva (24 ans) et Carney Chukwuemeka (22 ans). Pour ce duo, les dirigeants étaient prêts à vendre et avaient déjà identifié des remplaçants, écrit le magazine. L’approche n’est pas nouvelle : dès la mi-août, Sky rapportait que Dortmund ne dirait pas non à une offre convenable pour l’un comme pour l’autre, avec une exigence d’environ 20 M€ pour Silva. Aucun des deux dossiers n’a abouti avant la fermeture du marché, le 1er septembre, comme le résume le bilan du mercato estival du BVB.

Chukwuemeka, le cas d’école

Le magazine chiffre son exemple. Chukwuemeka a coûté environ 20 M€ à l’été 2025. La saison passée, le milieu a pris part à 38 matchs officiels mais n’a passé que 1 224 minutes sur le terrain. À titre de comparaison, Joane Gadou — recruté cet été, âgé de 19 ans — affiche déjà 333 minutes après la Supercoupe, deux journées de Bundesliga et la réception de Villarreal en Ligue des champions. L’écart d’impact immédiat explique la patience limitée des dirigeants.

Vendre, le club sait faire

RUHR24 ajoute une nuance : Dortmund a déjà démontré qu’il savait céder des joueurs peu sollicités, avec les ventes de Cole Campbell et Julien Duranville lors du dernier mercato. Reste la réserve principale, formulée par le média lui-même : trouver des clubs prêts à payer, un an plus tard, l’indemnité versée à l’arrivée d’un joueur qui n’a pas convaincu s’annonce difficile. Sur le dossier Chukwuemeka, aucune offre attractive n’a été enregistrée. La mise en œuvre du plan dépendra donc du marché, dont la prochaine fenêtre s’ouvre en janvier.

Sammer : « sortir de cette discussion »

La stratégie trouve un contrepoint à l’intérieur du club. Matthias Sammer, conseiller du BVB, a salué sur Prime Video, en marge de l’entrée en lice en Ligue des champions le mardi 8 septembre, le retour du club aux recrutements de jeunes joueurs à fort potentiel : « Dans le passé, le fait d’aller chercher un jeune joueur à potentiel a peut-être été un peu négligé. » Mais l’ancien international allemand fixe une condition : « Nous devons sortir de la discussion qui consiste à recruter des jeunes joueurs uniquement pour les revendre cher plus tard. Nous devrions recruter des jeunes pour rendre l’équipe meilleure et les confronter aux exigences de Dortmund. » Pour lui, « le mélange est ce qui compte », et « les vertus de base du football » — attractivité avec le ballon, clarté contre le ballon, personnalité — « doivent être équilibrées ».

Un plan à l’épreuve du marché

Le durcissement dessine la méthode d’Ole Book, arrivé au poste de directeur sportif fin mars et qui a façonné son premier mercato cet été. Il se heurte à une équation simple : pour chaque joueur à céder, il faut un acheteur au prix exigé, puis un remplaçant de niveau équivalent. En attendant, l’effectif reste celui arrêté le 1er septembre, avec ses autres chantiers — les prolongations de Gregor Kobel, Waldemar Anton et Julian Ryerson — et un effectif que Niko Kovac doit faire tenir jusqu’à la trêve hivernale. La nouvelle doctrine, elle, ne se jugera qu’en janvier.

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