Actualité BVB

Salaires BVB : Ricken en tête, 193 M€ pour le secteur pro

Le rapport annuel 2025/26 du BVB chiffre sa direction à 5,75 M€, Lars Ricken en tête, et le secteur professionnel à 193 M€, en baisse de 8,2 M€.

Rédaction Borussia.fr
Un cadre en costume signe un document à son bureau, une écharpe jaune et noire du Borussia Dortmund posée à côté — illustration du rapport annuel 2025/26 sur les salaires de la direction.
Le rapport annuel 2025/26 du BVB détaille 5,75 M€ de coûts pour la direction et 193 M€ pour le secteur professionnel.

Le Borussia Dortmund a publié début octobre son rapport annuel 2025/26, un document de 250 pages dont le résultat de l’exercice — une perte nette de 21,7 M€ — a déjà fait les gros titres. Un second volet, plus discret, a été épluché ces derniers jours par la presse allemande : ce que le club verse à sa direction, et ce que lui coûte son secteur professionnel.

La direction à 5,75 M€, en baisse de 2,1 M€

Pour l’exercice clos le 30 juin 2026, la direction a coûté 5,75 M€ au total, 2,1 M€ de moins que l’an dernier (7,85 M€). Le classement interne place Lars Ricken, le directeur du sport, en tête avec 1,5 M€ de rémunération fixe. Suivent Carsten Cramer (1,45 M€), Thomas Treß (1,3 M€), Hans-Joachim Watzke, payé 953 000 € jusqu’à son départ de la direction, le 23 novembre 2025, et Svenja Schlenker (233 000 €), en charge des ressources humaines et du football féminin depuis le 12 décembre.

Le détail qui explique la baisse : les primes de réussite sont tombées à 100 000 € pour l’ensemble des dirigeants, contre 1,65 M€ un an plus tôt. Hors Watzke, les rémunérations fixes ont même continué de progresser : +300 000 € pour Ricken, +244 000 € pour Cramer, +100 000 € pour Treß. Un salaire reste secret : celui d’Ole Book, le directeur sportif arrivé d’Elversberg en mars 2026, qui ne siège pas à la direction et n’apparaît donc pas dans le rapport.

Le secteur professionnel à 193 M€, en recul de 8,2 M€

Côté équipe, le rapport confirme les chiffres déjà connus : le secteur professionnel a coûté 193 M€, en baisse de 8,2 M€ sur un an (201 M€). Le document détaille les trois principaux postes : 124 M€ de salaires de base, 23,4 M€ de primes sportives et 41 M€ de versements spéciaux.

La nuance compte : cette baisse ne traduit pas un recul des salaires. Les salaires de base ont au contraire augmenté (+1,5 M€), et ce sont les primes (de 25,4 à 23,4 M€) et les versements spéciaux (de 42,8 à 41 M€) qui reculent. La disparition d’effets exceptionnels comptés sur l’exercice précédent a plus que compensé cette hausse ; la saison 2025/26, elle, s’est arrêtée dès les barrages de la Ligue des champions — les primes internationales ont reculé, en partie compensées par des primes nationales plus élevées (73 points en Bundesliga).

Objectif 2026/27 : un retour au bénéfice

Le tout dans un exercice bouclé sur une perte nette de 21,7 M€. Pour 2026/27, la direction vise un résultat compris entre 0 et 10 M€, avec un huitième de finale de Ligue des champions en hypothèse de planification — selon RUHR24, la condition du retour au bénéfice. Trois leviers sont affichés pour y parvenir : faire croître les recettes, optimiser durablement les coûts d’effectif et réduire les coûts matériels, pour rendre le club moins dépendant des revenus de transferts.

Mise en perspective : les 5,75 M€ de la direction pèsent moins de 3 % des 193 M€ que coûte le secteur professionnel.

Partager
Nous voir plus souvent sur Google