Un but de Maximilian Beier à la 70e minute, un 0-1, et un vestiaire qui sait enfin pourquoi : samedi 19 septembre, le Borussia Dortmund a passé son premier grand test de la saison en s’imposant à Stuttgart. Le BVB est la seule équipe à avoir gagné à Stuttgart en 2026, et même deux fois : en avril, puis samedi. « Stresstest bestanden ! » — test de résistance réussi —, résume le directeur sportif Lars Ricken sur le site du club. « La saison dernière, on était dans cette cabine, on avait gagné 2-0 sans vraiment savoir pourquoi. Aujourd’hui, on sait. »
« L’envie de défendre son propre but »
Ce test réussi s’appuie sur un secteur que le club revendique comme sa nouvelle force : deux buts encaissés en quatre matches, les deux à Hoffenheim, et trois rencontres terminées sans encaisser. Le détail des journées est dans notre bilan chiffré. « Sous Niko, on s’est forgé une certaine résistance », analyse Ricken. « L’équipe a énormément envie de défendre son propre but. » Niko Kovac partage le constat : « Nous n’avons pratiquement rien concédé en 90 minutes », a-t-il apprécié après un match que Dortmund a d’abord contrôlé avant de le défendre. Le club a mesuré l’effort : 120,5 kilomètres courus, deux de plus que l’adversaire, et treize tirs à onze.
Gadou, Anton, Schlotterbeck : la base
La solidité porte trois noms : Joane Gadou, Waldemar Anton et Nico Schlotterbeck, la défense à trois alignée devant Gregor Kobel. « Ce que les trois écartent là, c’est déjà extrêmement remarquable », salue Ricken, qui s’étonne du retour de Schlotterbeck : « On ne remarque pas du tout qu’il a manqué des mois. » Revenu le 12 septembre après 84 jours d’absence, l’international allemand a enchaîné deux titularisations. La presse régionale décrit Anton comme le « leader silencieux » de ce secteur (Ruhr Nachrichten).
Le record de Kovac
À Stuttgart, Kovac a disputé son 52e match de Bundesliga sur le banc du BVB : 35 victoires, 8 nuls, 9 défaites, soit 2,17 points de moyenne par match. Selon le classement du club, il devance Thomas Tuchel (2,09), Lucien Favre (2,08), Marco Rose (2,03), Jürgen Klopp (1,91) et Ottmar Hitzfeld (1,86). « Gagner un match à l’extérieur à Stuttgart, contre une équipe vraiment très forte, c’est un point d’exclamation », souligne-t-il.
Lothar Matthäus, cité par le site du club, y a vu « une performance mûre » : « défendu de manière compacte, tout fermé en seconde période, très bien en place, la chance saisie. »
Vingt jours, puis neuf matches en trente
Le BVB ne rejouera pas avant le vendredi 9 octobre, contre le Werder Brême au Signal Iduna Park (20h30), premier d’une série de neuf rencontres en trente jours. « C’est bien que nous ayons remporté tous nos matches jusqu’ici, dans toutes les compétitions », apprécie Ricken. Une défense qui ne cède presque plus, un entraîneur au sommet des moyennes du club : le BVB sait désormais ce qui le porte.
