La répétition générale a tourné au fiasco. Vendredi 2 octobre, en amical à Enschede, le Werder Brême a été corrigé 0-7 par le FC Twente — 0-6 à la pause, déjà 0-3 après un quart d’heure. Venus préparer leur match chez le Borussia Dortmund, les Brêmois repartent avec la deuxième plus lourde défaite amicale de leur histoire (0-8 à l’Atlético Madrid en 1997). Plusieurs cadres étaient pourtant alignés, dont l’ancien attaquant du BVB Niclas Füllkrug, Mitchell Weiser et Amos Pieper.
« Aucune compréhension, aucune acceptation »
Daniel Thioune n’a pas caché sa fureur. « Je n’ai aucune compréhension et aucune acceptation pour cette prestation. Je ne peux pas accepter ça, en particulier ce qui concerne l’attitude. Il n’y avait rien aujourd’hui, dans aucun domaine », a lancé l’entraîneur. À la pause, il n’est même pas entré dans le vestiaire : « J’ai d’abord dû me poser un instant, avant de démonter tout un vestiaire. Il faut que ça reste factuel et analytique. » Sur la première période : « Nous avions onze joueurs alignés qui prétendent jouer en Bundesliga, mais qui ne l’ont en rien démontré sur le terrain. »
Jour de repos annulé, séance au stade
Les conséquences sont tombées le soir même. Le jour de repos du samedi 3 octobre, férié, a été supprimé : les joueurs sont convoqués au stade pour un entraînement-sanction, et devront s’expliquer. « Je ne suis pas prêt à tourner rapidement la page, a prévenu Thioune. J’avais envisagé de ne pas nous voir samedi : vous pouvez être certain que nous nous verrons pour analyser ce match. » Le responsable du secteur professionnel Peter Niemeyer a parlé d’une « non-prestation » : « Nous allons analyser ça ensemble, sans ménagement. Nous laisserons les joueurs s’exprimer pour expliquer cette non-prestation. »
Autre coup dur : Felix Agu, revenu de blessure, est sorti dès la 40e minute, de nouveau victime de problèmes musculaires selon Thioune.
« J’attends une réaction »
Thioune a fixé le cadre. « J’attends une réaction. Dès l’entraînement de lundi, et surtout lors du match contre Dortmund. » Il a ajouté : « Il y a eu beaucoup d’éloges, ces dernières semaines, et là on prend beaucoup de coups. Nous l’avons plus que mérité. Nous allons travailler là-dessus pour ne pas livrer la même image à Dortmund. » Sept points en quatre journées : le Werder avait surpris son monde, avant de s’effondrer à Enschede.
Le leader comme prochain obstacle
La réaction est attendue dans l’un des stades les plus hostiles d’Allemagne. Vendredi 9 octobre (20h30), le Werder se présente au Signal Iduna Park pour la 5e journée : en face, un Borussia Dortmund vainqueur 1-0 à Stuttgart avant la trêve, leader avec 12 points sur 12 et six victoires en six matches officiels depuis la Supercoupe. Pour le BVB, octobre est chargé : après la réception du Werder, trois déplacements — Bodø/Glimt en Ligue des champions (14 octobre), Union Berlin (17), Sabah (20) — avant la réception de l’Eintracht Francfort (24).
Les deux clubs se retrouveront le 27 octobre, toujours à Dortmund, pour le 2e tour de DFB-Pokal. En attendant, le Werder a cinq jours pour digérer la claque d’Enschede.
