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Le tacle de Svensson, l’aveu d’Osmers sur le rouge

Le tacle de Daniel Svensson sur Lukas Pinckert, à la 20e minute, est resté sans carton. Harm Osmers reconnaît après coup que le rouge était « dans le domaine du possible ».

Rédaction Borussia.fr
Un tacle appuyé dans la surface, illustration de la scène entre Daniel Svensson et Lukas Pinckert à Dortmund.
Daniel Svensson est intervenu au sol sur Lukas Pinckert à la 20e minute, samedi 7 novembre au Signal Iduna Park (photo d’illustration).

À la 20e minute, samedi 7 novembre, Daniel Svensson est parti au sol dans la surface d’Elversberg pour disputer un ballon à Lukas Pinckert. Le Suédois a touché la cheville du capitaine adverse. Harm Osmers a sifflé un coup franc, sans carton, et le VAR n’est pas intervenu. La faute est commise par un joueur de Dortmund : le jeu reprend par un coup franc, pas par un penalty. Pinckert a tenu dix-huit minutes de plus avant de céder sa place à Florian Le Joncour (38e).

« Je n’avais presque aucune perception »

Sur le terrain, Osmers n’a pas la même lecture que les caméras. « Il n’y a même pas eu de jaune parce que je n’avais presque aucune perception de cette scène », a-t-il expliqué au micro de Sky. « Je l’ai plutôt vue comme un croche-pied. » Après avoir revu les images, l’arbitre change de ton : « Bien sûr, c’est au minimum jaune, et c’est sûrement une scène à la limite, on peut aussi discuter du rouge. »

« Le rouge était dans le domaine du possible »

Puis il précise : « Le rouge était en tout cas dans le domaine du possible. Mais j’ai besoin d’une perception claire et surtout d’une conviction. Donner un rouge après vingt minutes, il faut de la conviction et de la clarté. »

« Rouge obligatoire ! »

Manuel Gräfe, ancien arbitre de Bundesliga, n’a pas ménagé la décision. Sur X, il a réclamé l’expulsion : « Rouge obligatoire ! » Pour lui, le Suédois entre « surmotivé, semelle ouverte et à grande vitesse dans la cheville, qui se tord. Tout peut casser là-dedans. » Il critique aussi son placement : « L’arbitre est mal placé, il ne le voit pas de derrière parce que le joueur de Dortmund est dans son champ de vision. Mais pour ça, il y a le VAR ! »

Ce que le VAR pouvait faire

Le protocole de l’IFAB est clair : un deuxième jaune n’est pas révisable par l’assistance vidéo. Seule une faute grossière, passible d’un rouge direct, entre dans son champ. La question n’était donc pas l’avertissement, mais la qualification de la faute. Le VAR n’a pas jugé l’erreur flagrante, et Osmers n’a pas été appelé à l’écran.

Les deux camps

Vincent Wagner, l’entraîneur d’Elversberg, n’a pas cherché d’excuse à son adversaire : « Je crois que la scène de la première période, même s’il n’y avait pas d’intention, est assez claire. Ça fait une grande différence pour nous de devoir sortir notre capitaine sur blessure. »

Niko Kovac a reconnu que la soirée aurait pu tourner autrement : « Ça aurait aussi pu se terminer différemment. » Svensson a plaidé la recherche du ballon : « J’ai essayé d’atteindre le ballon, et puis il est arrivé. J’ai senti que je l’avais touché. Je ne l’ai pas revu. J’ai seulement vu qu’il devait sortir, donc j’espère que ce n’est rien de grave. Ce n’était pas mon intention. »

Ce que ça change

Dortmund a terminé le match à onze et l’a emporté 2-1 grâce à un doublé de Felix Nmecha. Elversberg attend des nouvelles de son capitaine : aucun diagnostic n’avait été communiqué samedi soir.

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