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Stuttgart, l’adversaire du BVB : une défense à reconstruire

Quatorzième après trois journées et déjà huit buts encaissés, le VfB Stuttgart reçoit le Borussia Dortmund samedi 19 septembre avec un chantier défensif que son entraîneur assume.

Rédaction Borussia.fr
Tableau tactique avec des jetons, illustration de la défense du VfB Stuttgart avant d’affronter le Borussia Dortmund.
Le VfB Stuttgart a encaissé huit buts en trois journées et n’a terminé aucun match sans prendre de but.

Samedi 19 septembre, 18h30, MHPArena : le Borussia Dortmund dispute sa quatrième journée de Bundesliga chez le VfB Stuttgart, dernier match avant la première trêve internationale. Le contraste est net. Le BVB est deuxième avec neuf points, huit buts marqués et deux encaissés. Stuttgart est quatorzième avec trois points, six buts marqués et surtout huit encaissés, sans un seul match terminé sans prendre de but.

Un début de saison à deux visages

À l’Allianz Arena, le 28 août, le Bayern a gagné 5-1 : Dayot Upamecano (21e), Michael Olise (55e), Aleksandar Pavlovic (82e) et Luis Diaz (90e+2) ont marqué, et Josha Vagnoman a détourné un centre dans son propre but (57e) — le même Vagnoman qui venait d’égaliser à la 52e. Sept jours plus tard, Stuttgart balayait Cologne 4-1 à domicile. Puis, le 12 septembre, tout s’est de nouveau fissuré à Hoffenheim.

À Hoffenheim, deux contres et le même scénario

Adam Hlozek a signé un doublé (13e, 67e) et l’égalisation de Maximilian Mittelstädt (48e) n’a rien changé : 2-1 pour la TSG. Les deux buts encaissés sont nés de la même séquence, une perte de balle offensive suivie d’un contre à grande vitesse dans un bloc déséquilibré. « Nous avons perdu ce match dans les deux surfaces, a résumé l’entraîneur Sebastian Hoeness après la rencontre. C’est trop simple, de voir des joueurs surgir seuls devant notre but. Et nous n’avons pas été assez efficaces. » Le technicien a ajouté un point plus précis : « Nous ne sécurisons pas bien la profondeur. » Puis, sur la communication de sa ligne défensive : « Je pense aussi que la communication n’était pas optimale, il faudra que je redemande aux joueurs. »

Mittelstädt : « 80 mètres sur la chaîne »

Son latéral gauche complète le diagnostic. « Chacun veut entrer dans la surface et devenir dangereux, explique Maximilian Mittelstädt. Quand on ne conclut pas l’action et qu’on laisse alors de grands espaces, c’est difficile si l’adversaire dribble 80 mètres sur la chaîne. » Il pointe aussi le manque de malice : « Il nous manque de glisser une faute tactique pour interrompre ce contre, pour ne pas avoir à courir 80 mètres en arrière. » Le problème n’est pas nouveau, il est structurel : cette équipe veut attaquer, et se découvre.

Le penalty oublié et l’incertitude Stiller

Il y a aussi eu ce fait de jeu de la 25e minute. Dans la surface de Hoffenheim, Angelo Stiller a été touché au genou par Ozan Kabak, genou contre genou. L’arbitre Sven Jablonski n’a pas sifflé et le VAR n’est pas intervenu. Le directeur sportif Fabian Wohlgemuth a parlé d’« une action de penalty claire ». Stiller, lui, s’est relevé, a repris, avant de demander son remplacement à la 34e minute, le jour de son 100e match de Bundesliga. Le communiqué publié dimanche soir a écarté le pire : une contusion au genou et un hématome. Le VfB se donne jusqu’au week-end et avancera « au jour le jour » ; une titularisation contre Dortmund n’est pas exclue.

Fabio Silva, la piste que Stuttgart avait ouverte

Dimanche, sur le plateau de Sky90, Wohlgemuth a rouvert un dossier ancien. Interrogé sur Fabio Silva, il a reconnu : « Nous nous sommes penchés sur lui il y a un an aussi. » Avant d’ajouter, presque à contrecœur : « Il est visiblement en forme, et Dortmund peut être content de l’avoir. » L’attaquant portugais est arrivé de Wolverhampton pour 22,5 millions d’euros hors bonus, contrat jusqu’en 2030, et il a déjà marqué deux buts en trois journées. Il a surtout été passeur décisif sur le 2-0 du BVB à Stuttgart, le 4 avril 2026 : Karim Adeyemi (90e+4) puis Julian Brandt (90e+6) avaient scellé le succès dans le temps additionnel.

Un potentiel offensif intact

Réduire Stuttgart à sa défense serait une erreur. Le club souabe a marqué six buts en trois journées, avec un secteur offensif qui a de l’allure : Dzenan Pejcinovic, recruté pour 25 millions d’euros, et, contre Hoffenheim, Deniz Undav, Bilal El Khannouss et Jamie Leweling laissés sur le banc. Engagé en Ligue des champions — victoire 3-1 contre Viking Stavanger le 9 septembre —, le VfB reste aussi le finaliste de la dernière Coupe d’Allemagne. L’histoire du duel invite à la prudence : sur 123 confrontations, l’écart n’est que d’un match (49 victoires Dortmund, 48 Stuttgart, 26 nuls).

Ce que Dortmund doit contrôler

Le BVB arrive avec la meilleure assise défensive des deux : deux buts encaissés, deux journées terminées sans prendre de but, et une charnière recomposée par le retour de Nico Schlotterbeck aux côtés de Waldemar Anton et de Joane Gadou. Gregor Kobel a gardé sa cage inviolée deux fois sur trois. En face, Serhou Guirassy, passé par Stuttgart, compte deux buts, comme Silva et Felix Nmecha. Le scénario est presque écrit : une équipe qui doit couper les contres avant qu’ils ne partent, contre une équipe qui n’a plus grand-chose à perdre offensivement. Le BVB reste sur cinq succès consécutifs, dont le 3-0 contre Paderborn. Le fil à suivre jusqu’au coup d’envoi reste l’état d’Angelo Stiller, alors que Konstantinos Karetsas a repris l’entraînement individuel et pourrait revenir dans le groupe.

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