Dimanche 27 septembre, Julian Ryerson a signalé qu’il ne pouvait plus continuer. Le latéral norvégien est sorti à la 66e minute de Norvège – Portugal (1-2), à Oslo, en Ligue des nations. Deux jours plus tard, aucun diagnostic n’a été communiqué : ni la fédération norvégienne ni le Borussia Dortmund n’ont donné d’indication sur la nature exacte de la blessure.
Genou ou côtes : deux pistes, une même attente
La scène, d’abord : peu avant sa sortie, Ryerson est percuté dans un duel par Francisco Conceição, genou contre genou. Le Portugais est remplacé après ce choc ; Ryerson, lui, poursuit sa rencontre — dix minutes en plus sur le terrain que son adversaire — avant de signaler, à la 66e, qu’il doit sortir à son tour. Du côté allemand, c’est l’hypothèse d’un souci au genou qui est mise en avant. Le principal intéressé, lui, a livré une autre explication.
Interrogé par la chaîne norvégienne TV 2, Ryerson a évoqué une gêne aux côtes présente depuis le début du rassemblement : la douleur était apparue lors du premier match, contre le Danemark, et un contact supplémentaire l’a réveillée dimanche. « Je n’ai pas pu continuer », a-t-il raconté. Aucun résultat d’examen n’a été rendu public depuis — la nature exacte de la blessure reste inconnue à cette heure.
Un poste sans doublure
À Dortmund, l’inquiétude se mesure à l’importance du joueur. Ryerson, 28 ans, a été titulaire lors des sept matches officiels disputés par le club cette saison : Supercoupe d’Allemagne, quatre journées de Bundesliga, premier tour de la Coupe d’Allemagne et entrée en Ligue des champions. Depuis le prêt de Yan Couto à Como 1907, l’été dernier, il est le seul latéral droit de métier du groupe professionnel.
Le club le sait : la profondeur de l’effectif sur les côtés est un dossier ouvert. Mi-septembre, le directeur sportif Ole Book avait reconnu que le BVB n’était pas « surdoté en largeur » et qu’un renfort hivernal restait conditionné à un départ — nous en faisions le récit dans notre dossier du 17 septembre. En interne, les solutions de rechange citées par la presse s’appellent Daniel Svensson ou Maximilian Beier sur la droite ; un glissement du Suédois sur le flanc droit ouvrirait la place à Ramy Bensebaini à gauche.
Rendez-vous le 9 octobre
La fenêtre internationale n’est pas terminée non plus : la Norvège joue au pays de Galles jeudi 1er octobre (20h45), puis au Portugal le dimanche 4 octobre. Ryerson espère tenir sa place — dans le camp norvégien, le sélectionneur Ståle Solbakken a accordé un jour de repos lundi avant de lancer, mardi matin, la préparation du déplacement. Dortmund, lui, ne rejouera que le vendredi 9 octobre : réception du Werder Brême au Signal Iduna Park (20h30), pour la 5e journée de Bundesliga.
D’ici là, tout Dortmund vivra au rythme des bulletins médicaux. C’est précisément l’équation que le club espérait ne pas avoir à résoudre si tôt dans la saison.
