Niko Kovac n’a pas laissé de marge. Mardi 3 novembre, à la veille de la réception du Real Betis (mercredi, 21 heures, Signal Iduna Park), l’entraîneur du Borussia a posé l’enjeu en une phrase : « Demain, il n’y a qu’une seule direction : nous voulons gagner ce match. » Dortmund a six points et pointe au 13e rang ; le Betis en a neuf et occupe la 5e place.
Un effectif au complet
« C’est toujours agréable d’avoir autant de joueurs à l’entraînement. Cela veut dire : chacun est apte, chacun est prêt à jouer », a dit Kovac. Le club ne recense que les blessés de longue durée ; RUHR24 nomme Emre Can et Giannis Konstantelias, victimes d’une rupture des ligaments croisés. Kaua Prates et Luca Reggiani jouent la Youth League avec les U19 et ne seront pas du groupe. kicker, lui, maintient Justin Lerma (lésion musculaire) parmi les absents.
Konstantinos Karetsas est revenu à Munich avec près de trente minutes et la passe sur l’égalisation. Il sera ménagé : « Nous devons être prudents et ne pas tout précipiter », a prévenu l’entraîneur.
Trois ou quatre derrière, rien n’est figé
À Munich, Dortmund a défendu à quatre pour la première fois de la saison, et le 2-2 a validé l’essai (notre analyse). Kovac n’en fait pas une doctrine : « Rien n’est gravé dans le marbre : ni que nous jouerons toujours comme ça, ni que nous n’essaierons plus jamais de le refaire. » Le système compte moins que la façon de l’habiter : « Si l’équipe y met autant de vie que ce week-end, ce n’est pas un problème de jouer à trois ou à quatre derrière. » Gregor Kobel y voit surtout des angles de relance différents.
Fábio Silva, l’argument de fin de match
« Quand il entre, il apporte un souffle nouveau. S’il commence, il le fait bien aussi. Il accepte le combat », a dit Kovac du buteur de Munich. Il ajoute : « Il aimerait jouer toujours, je le sais. Mais quand il entre, il fait exactement ce que j’attends de lui. Je suis très satisfait de lui. » L’éloge ressemble à un maintien dans le rôle de joker : kicker associe Silva à Serhou Guirassy en pointe, RUHR24 place Maximilian Beier et Ethan Nwaneri derrière Guirassy.
Le Betis et Pellegrini
Kovac attend « une équipe forte techniquement, qui veut avoir le ballon et qui peut basculer vite » : « Nous devons imposer notre jeu, avec notre public. » Sur Manuel Pellegrini, 73 ans : « Être encore sur la ligne de touche à 73 ans, c’est quelque chose. » Et une consigne : « Nous devons faire exactement ce qu’ils ne veulent pas. »
Deux onze probables
Selon kicker : Kobel ; Gadou, Anton, Schlotterbeck ; Ryerson, Veerman, Nmecha, Svensson ; Bellingham ; Silva, Guirassy. Selon RUHR24 : Kobel ; Gadou, Anton, Schlotterbeck ; Ryerson, Nmecha, Bellingham, Svensson ; Beier, Nwaneri ; Guirassy. Les deux s’accordent sur la défense à trois. L’arbitre sera le Néerlandais Serdar Gözübüyük, 41 ans.
Une victoire le porterait à neuf points, dans la course à la qualification directe. Kovac refuse d’y voir une pression supplémentaire : les autres doivent aussi venir à Dortmund. Le reste se jouera mercredi, devant le Mur jaune.
