Niko Kovac a dit tout haut ce que la plupart des entraîneurs taisent. Mercredi 4 novembre, après la victoire 2-1 contre le Real Betis, son Borussia Dortmund affichait neuf points en quatre matches de Ligue des champions. Au micro de DAZN, il a d’abord chiffré le niveau requis pour une qualification directe : « Il faut sûrement 17 ou 18 points pour entrer dans les huit premiers. C’est déjà difficile, et il y a des équipes qui ont la qualité pour y arriver. » Puis l’objectif, plus surprenant : « Nous allons essayer de finir à la neuvième, dixième, onzième ou douzième place. Ce serait optimal, pour jouer le match retour à la maison si nous passons. »
Neuf points, douze équipes
La déclaration ne sort pas de nulle part. Dortmund occupe la 12e place avec neuf points, derrière le Betis, onzième à égalité. Le PSG et le Real Madrid en comptent douze, Arsenal dix. Surtout, neuf clubs se tiennent à neuf points après quatre journées, soit douze équipes à au moins neuf points. Le Bayern, treizième avec huit unités, passe sous la barre.
Ce que disent les simulations
Les calculs de Football meets Data, qui modélisent la phase de ligue dix mille fois, mesurent l’écart. La probabilité d’une qualification directe pour les huitièmes n’est que de 30 % pour Dortmund, contre 70,2 % pour le Bayern. Celle d’atteindre les barrages grimpe à 80,8 %, celle de terminer dans les 24 premiers à 98,6 %. Pour les huit premiers, il faudrait vraisemblablement 16 points (80,5 %) ou 17 points (98,8 %).
Seize points ont suffi
L’histoire récente rend le discours plus prudent que les faits. Seize points ont suffi pour entrer dans les huit premiers en 2024/25 comme en 2025/26, rappelle sport.de : les 17 ou 18 points annoncés seraient une première.
Ce que garantit la neuvième place
La fourchette a un sens concret. Les huit premiers filent directement en huitièmes. Les équipes classées de la 9e à la 24e disputent un barrage aller-retour, et celles qui terminent de la 9e à la 16e sont têtes de série : elles reçoivent au match retour. Viser les places 9 à 12, c’est donc s’assurer de jouer la seconde manche à domicile.
Arsenal, l’Inter, Aston Villa
Le calendrier explique le reste. Sur les quatre journées restantes, Dortmund se déplace à Arsenal le 24 novembre à 21h, reçoit l’Inter le 9 décembre, va à Aston Villa le 19 janvier et termine contre l’AEK Athènes le 27 janvier. Selon kicker, les Schwarz-Gelben ne sont favoris que lors de la dernière rencontre. Deux victoires et un nul suffiraient à atteindre 16 points.
Un entraîneur qui ne promet rien
Le troisième succès en quatre matches a en outre été acquis sans Serhou Guirassy, sorti sur blessure à la 34e, Konstantinos Karetsas marquant à la 72e. « Le plus important, c’est d’avoir gagné. Maintenant, nous allons à Londres et on verra », a conclu Kovac. À mi-parcours, son équipe a déjà assuré l’essentiel : ne plus dépendre d’un sans-faute en janvier.
