Le chiffre ne figure dans aucun classement — et le club ne l’a pas confirmé. Selon le quotidien allemand BILD, qui a détaillé sa méthode vendredi 25 septembre, Niko Kovac a réduit d’environ 60 % les cas de blessure dans l’effectif du Borussia Dortmund depuis son arrivée en février 2025. Un indicateur présenté comme très valorisé en interne, fruit d’un concept élaboré et de consignes strictes.
Salive, sang, force de préhension : trois outils
Le dispositif décrit par BILD repose sur trois mesures. Les échantillons de salive, d’abord, désormais la norme au BVB : sans grande logistique, ils suivent des hormones et des marqueurs immunitaires, à commencer par le cortisol, l’hormone du stress. Les tests de force de préhension (« Handdruck »), ensuite, une habitude au club depuis des années : une poigne solide indique la forme générale et la récupération d’un joueur. Les analyses de sang, enfin, « de loin les plus informatives » selon le journal : Kovac en a renforcé le suivi, avec des valeurs relevées régulièrement pour situer chaque joueur et décider, si nécessaire, de le sortir de la charge.
Six victoires, une prolongation en vue
Les résultats donnent du relief à la méthode. Depuis la Supercoupe perdue contre le Bayern (1-2, le 22 août), Dortmund a enchaîné six victoires en six matches officiels et occupe la tête de la Bundesliga pendant la trêve internationale, avec douze points sur douze — le détail est dans notre bilan après quatre journées. C’est dans ce contexte que le club prépare, selon la Sport BILD, une prolongation de Niko Kovac dès octobre, un dossier que nous avons déjà détaillé ici et qui n’a pas été confirmé par le BVB.
Des blessures quand même
Réduire le risque n’est pas le supprimer, et la saison l’a déjà montré. Giannis Konstantelias, victime d’une rupture des ligaments croisés le 29 août contre Hambourg, est absent jusqu’au printemps 2027 ; Emre Can manque lui aussi sur rupture des croisés ; Filippo Mané, sorti sur blessure musculaire à Hoffenheim le 5 septembre, n’a pas encore retrouvé le groupe. Kovac n’a pas incriminé le protocole : « Que cela arrive fait malheureusement partie du jeu », a-t-il commenté sur le site du club, en soulignant que « du point de vue de la charge et de la gestion de l’entraînement, tout était parfait » — Mané affichait « de très bonnes valeurs d’endurance et de force ».
D’autres retours racontent l’autre face du travail : Nico Schlotterbeck, revenu le 12 septembre après 84 jours d’absence, a enchaîné deux titularisations — « on ne remarque pas du tout qu’il a manqué des mois », saluait le directeur sportif Lars Ricken.
Le vrai examen arrive en octobre
Le protocole sera mis à l’épreuve dès la reprise : le vendredi 9 octobre contre le Werder Brême (20h30, Signal Iduna Park), avant un mois d’octobre à sept matches en vingt-trois jours. « Nous aurons un nombre fou de matches dans les semaines et les mois à venir. Cela coûtera beaucoup d’énergie, beaucoup de force », anticipe Kovac. C’est dans cette densité, plus que dans le pourcentage de BILD, que la méthode du BVB sera jugée.
