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Karetsas, buteur après un détour par les toilettes

Entré à la 34e contre le Betis, Konstantinos Karetsas a marqué le but du 2-1 et révélé qu’il revenait des toilettes quand Niko Kovac l’a appelé.

Rédaction Borussia.fr
Un vestiaire de stade, maillots suspendus avant un match, illustration de la confidence de Konstantinos Karetsas après Dortmund - Real Betis.
Konstantinos Karetsas est entré à la 34e mercredi 4 novembre contre le Real Betis, avant de marquer le but du 2-1 (photo d’illustration).

Le Borussia Dortmund a trouvé son buteur de la soirée dans un couloir. Mercredi 4 novembre, Konstantinos Karetsas est entré à la 34e à la place de Serhou Guirassy, touché à la cuisse, et a marqué à la 72e le but du 2-1 contre le Real Betis. Le récit complet est dans notre compte-rendu. La scène la plus commentée est arrivée après le coup de sifflet, sur DAZN.

« Je venais juste des toilettes »

Interrogé sur les consignes de Niko Kovac, il a répondu : « Pour être honnête, quand je suis entré, je venais juste des toilettes. Il n’y a donc pas eu d’instructions. » Son programme tenait en une phrase : « Sortir et jouer. Go with the flow. »

Kovac a confirmé en souriant. « C’est vrai. Je l’ai cherché. Soudain, il n’était plus là et j’ai appelé Carney (Chukwuemeka). Puis il est arrivé au coin. S’il était encore resté assis sur les toilettes, ou quoi que ce soit d’autre qu’il ait fait, il ne serait pas entré. » Le staff avait préparé un changement sans son joueur ; le joueur est arrivé sans le plan.

Un but en un contrôle

Le but, lui, n’a rien d’anecdotique. Aitor Ruibal avait égalisé à la 67e. Cinq minutes plus tard, Fábio Silva a glissé le ballon à Karetsas, venu de la droite vers l’axe. Un contrôle pour éliminer son défenseur, puis une frappe à ras de terre au premier poteau : Álvaro Vallés, jusque-là décisif, n’a rien pu faire. C’est le premier but du Grec sous le maillot du BVB.

« Fábio Silva le méritait »

Élu homme du match, il a refusé le trophée. « Fábio Silva le méritait. Parce qu’il a marqué un but et donné une passe décisive. » Le Portugais avait ouvert le score à la 49e et lancé l’action du 2-1. Karetsas a surtout retenu l’instant : « Je suis reconnaissant pour ce moment. »

Deux arrêts en deux mois

Sa saison n’a rien de linéaire. Hospitalisé le 8 septembre après un malaise circulatoire contre Villarreal, il est revenu par étapes, puis s’est tordu la cheville droite le 17 octobre à l’Union Berlin. La lésion ligamentaire lui coûte Bakou et le match de coupe. Il retrouve le groupe à Munich le 31 octobre, avec une demi-heure et la passe sur l’égalisation de Fábio Silva. « Nous voulons augmenter son temps de jeu lentement », avait prévenu Kovac la veille du Betis.

Titulaire samedi ?

Le temps de jeu pourrait augmenter plus vite. Guirassy reste incertain pour la réception d’Elversberg, samedi 7 novembre à 15h30, et Kovac a lâché une phrase que WDR a retenue comme une promesse : « Il jouera probablement d’entrée lors des prochains matches, tant que Serhou n’est pas là. » Puis le compliment et sa réserve. « Kostas est un très bon footballeur. Il fait des crochets comme un lièvre, c’est difficile de le défendre. » Et : « Défensivement, il a encore des choses à rattraper. Mais à 18 ans, si en attaque il fait ça, je peux fermer un œil derrière. »

Le détail des toilettes ne dit rien du talent. Il dit qu’à 18 ans, Karetsas joue encore sans mode d’emploi. Mercredi, cela a suffi pour décider un match de Ligue des champions.

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