La nouvelle était sortie par la petite porte, la semaine dernière : le kicker révélait qu’Emre Can avait mis à profit sa convalescence pour subir une nouvelle opération. Cette fois, elle est confirmée — par le club. Le directeur sportif Ole Book a reconnu l’intervention auprès de Sky : elle concernait la zone des adducteurs, cette blessure persistante qui l’avait déjà privé de nombreux mois de compétition la saison passée.
Corriger la deuxième blessure
« Il était important de corriger aussi cette deuxième blessure et de profiter du temps où il est de toute façon absent », a expliqué Book. Le contexte : une rupture du ligament croisé du genou, fin février 2026, lors de la réception du Bayern Munich — un coup d’arrêt tombé au pire moment, alors que le capitaine venait tout juste de renouer avec la compétition. Puisque le genou impose sa longue pause, autant réparer le reste pendant que le temps est suspendu.
« Ce ne sera pas rapide »
Reste le plus dur : le temps. « Emre ne s’entraîne pas avec le groupe. Ce ne sera pas rapide non plus pour lui », a ajouté Book — qui n’a pas su, lui non plus, chiffrer la durée d’absence. BILD a précisé le calendrier : une reprise complète de l’entraînement collectif n’est à espérer qu’après la trêve hivernale, au plus tôt. Pour SPOX, le retour n’interviendra probablement pas avant la fin de l’année civile. Le joueur, lui, avance une étape à la fois : « Je peux désormais marcher sans béquilles et solliciter mon genou », confiait-il au kicker. « Ce sera malheureusement encore un long chemin. »
Un contrat qui passera par le terrain
Car derrière la blessure se joue un dossier contractuel. Au printemps, le BVB avait prolongé d’un an — jusqu’en 2027 — le contrat qui expirait en 2026, un geste fort malgré la gravité de la blessure. Rien n’est acquis pour la suite : selon les Ruhr Nachrichten, Emre Can doit avoir, après son retour, la possibilité de se recommander pour une nouvelle prolongation. Le développement du jeune Filippo Mane et celui de la recrue Joane Gadou, installé dans la défense à trois, pèseront aussi dans la balance. C’est l’un des dossiers de fin de contrat à suivre cet hiver — déjà inscrit au plan d’hiver du club.
Le groupe avance sans lui
Sportivement, Dortmund a appris à vivre sans son capitaine : leader de Bundesliga, l’équipe enchaîne et s’est réorganisée en défense. Plus de sept mois après la blessure, le constat reste le même — ni match, ni date. En interne, son crédit de leader et de conseiller reste intact auprès du groupe comme du staff. Pour Emre Can, la suite s’écrira donc sur le terrain : d’abord revenir, ensuite convaincre.
