Niko Kovac avait changé quatre joueurs, pas le plan : un 3-3-2-2, Joane Gadou dans l’axe à la place de Ramy Bensebaini, suspendu, et Carney Chukwuemeka en seconde pointe. Le Werder a pressé haut à six, Dortmund est sorti au sol. À la 6e, le centre tendu de Maximilian Beier a filé devant Serhou Guirassy, mais Julian Ryerson avait suivi et remis en retrait ; Guirassy n’avait plus qu’à pousser au fond (1-0).
Deux buts, puis un 3-0 manqué
La 14e a failli doubler la mise : Nico Schlotterbeck a repris de la tête un corner de Joey Veerman, mais le but a été refusé pour un hors-jeu de Beier et Guirassy. Trois minutes plus tard, Veerman a trouvé Jobe Bellingham dans la surface ; la remise du milieu a offert à Chukwuemeka une frappe directe de 15 mètres. Karl Hein a touché le ballon, pas assez pour l’empêcher d’entrer (2-0, 17e). Dortmund gagnait alors deux tiers de ses duels ; la première occasion brêmoise est arrivée à la 28e, sur une frappe de loin de Marco Grüll.
Le retour des vestiaires a changé le rapport de force : à la 51e, Schlotterbeck a dû effacer un contre brêmois, et à la 56e Chukwuemeka, seul devant Hein, a manqué le 3-0.
Füllkrug relance Brême
Daniel Thioune a alors lancé quatre joueurs d’un coup (59e), dont Niclas Füllkrug. À la 65e, Ryerson a retenu Mick Schmetgens dans la surface : penalty, que Füllkrug a transformé en bas à droite (2-1). Trois minutes plus tard, l’attaquant a récupéré le ballon au rond central, traversé la moitié du terrain et frappé de 22 mètres pour égaliser (2-2, 68e). Le 9 octobre en Bundesliga, Dortmund avait déjà laissé filer un 2-0 face à ce même Werder, Füllkrug égalisant dans le temps additionnel.
Sabitzer, encore lui
Kovac a réagi avec un triple changement (71e) : Daniel Svensson, Marcel Sabitzer et Ethan Nwaneri sont entrés. À la 89e, une frappe de Svensson depuis onze mètres a été déviée en corner par Amos Pieper. Il restait un coup franc à 26 mètres, côté gauche, après une faute sur Nmecha. Sabitzer l’a placé en pleine lucarne gauche (90e+3).
Les chiffres racontent un match plus équilibré : 57 % de possession et 12 tirs pour Dortmund, 12 tirs aussi pour Brême, et un xG légèrement supérieur aux visiteurs (1,53 contre 1,37). « Nous étions bien trop ouverts, les Brêmois sont passés quatre ou cinq fois dans l’axe », a reconnu Kovac. Schlotterbeck a parlé d’un « match fifty-fifty tranché par un trait de génie ». Devant 81 365 spectateurs, le coup d’envoi a été retardé de cinq minutes par les fumigènes.
Et maintenant
Le BVB est en huitièmes, une première contre Brême en Coupe depuis janvier 2008. Samedi 31 octobre à 18h30, il joue le Klassiker à l’Allianz Arena pour la 8e journée, contre un Bayern qui compte les mêmes 17 points. Puis le 4 novembre à 21h, la Ligue des champions revient avec la réception du Real Betis.
Le tirage des huitièmes a lieu dimanche 1er novembre à 19h, en direct sur l’ARD ; les matches se joueront les 1er et 2 décembre. Konstantinos Karetsas, absent ce mardi sur une lésion ligamentaire au pied, pourrait revenir pour Munich, sans certitude.
