Trois matchs en huit jours, dans trois compétitions. Dortmund reçoit l’Eintracht Francfort samedi 24 octobre (18h30) en Bundesliga, le Werder Brême mardi 27 octobre (20h45) en DFB-Pokal, puis se déplace à Munich le 31 octobre (18h30). Entre les deux réceptions, deux jours de récupération et un voyage en Bavière à préparer.
Un enchaînement qui tombe après trois déplacements
La série arrive au sortir d’une semaine passée sur les routes : 1-0 à Bodø/Glimt le 14 octobre, 0-0 à l’Union Berlin le 17, puis 2-1 à Bakou le 20. Trois déplacements, trois contextes, deux résultats décevants et une victoire arrachée en Azerbaïdjan. Les Ruhr Nachrichten ont publié vendredi une analyse de Dirk Krampe sur ce que le BVB retient de ces matchs ; leur constat, dès le 21 octobre, est que Dortmund reste inconstant et aborde « un triplet décisif ».
Le classement ajoute de la pression. Après six journées, Dortmund est deuxième avec 14 points (quatre victoires, deux nuls), 11 buts marqués et 4 encaissés, sans défaite. Le Bayern a les mêmes 14 points, avec 22 buts marqués pour 5 encaissés. Le déplacement du 31 octobre ne se jouera donc pas sur un détail.
L’axe central a tout joué
Sur les 270 minutes des trois déplacements, deux joueurs les ont toutes jouées : Waldemar Anton et Gregor Kobel. À leurs côtés, Daniel Svensson atteint 257 minutes et Nico Schlotterbeck 180 sur deux matchs. Devant, Serhou Guirassy et Julian Ryerson sont à 210, Jobe Bellingham à 199, Joane Gadou à 198. L’axe défensif est la zone la plus sollicitée, et la moins remplaçable.
Ce que le 3-5-2 de Bakou déplace
À Bakou, Kovac a changé de système. Selon kicker (Dennis Zaremba, 22 octobre), il est passé à un 3-5-2 avec deux numéros huit, Carney Chukwuemeka et Felix Nmecha, Joey Veerman seul devant la défense, Guirassy et Fábio Silva en double pointe, Ryerson et Svensson très haut. « Nous avons en gros attaqué à six, avec une relance à 3+1 derrière. Il peut arriver qu’on concède un contre ou deux », a expliqué l’entraîneur, qui ajoute : « En alignant deux huit et deux attaquants de pointe, nous avons posé de gros problèmes à l’adversaire, surtout dans sa ligne de quatre. »
Le double huit répartit la course sur deux joueurs au lieu d’un, et les pistons occupent le couloir entier. La charge quitte donc l’axe pour le milieu, au moment où elle se paie le plus.
Des alternatives, pas une composition
Les options existent dans l’axe. Ramy Bensebaini a cumulé 162 minutes sur la série, Gadou 198, Nmecha 191 : trois profils capables de prendre un match, pas forcément le même. Le groupe reste privé d’Emre Can (ligaments croisés, depuis mars), de Giannis Konstantelias (30 août) et de Justin Lerma (26 août). Konstantinos Karetsas, sorti sur blessure à l’Union le 17 octobre, souffre d’une lésion ligamentaire au pied, sans délai annoncé.
La composition de samedi n’est pas connue, et Kovac n’a fait aucune déclaration sur la rotation. La question n’est donc pas qui joue contre Francfort, mais quel match chacun est censé préserver : la coupe de mardi et le déplacement de Munich pèsent plus lourd que la réception de Francfort, dont le contexte est détaillé dans notre pronostic du match.
