Le Borussia Dortmund a réglé sa direction, puis son entraîneur. Le dossier suivant est celui de ses cadres : dans un entretien à Sport Bild paru mercredi 28 octobre, le directeur du sport Lars Ricken confirme que le club veut prolonger Gregor Kobel, Waldemar Anton, Julian Ryerson et Serhou Guirassy, tous liés jusqu’en juin 2028.
Quatre dossiers, aucun calendrier
Interrogé sur un quadruple accord avant la fin de l’année, Ricken ne signe pas la date, seulement l’intention. « Je signe : nous voulons continuer à travailler avec ces joueurs dans les bonnes conditions économiques », répond-il. Puis il ferme la porte au calendrier : « nous ne donnons pas de points d’étape sur le déroulé dans le temps. »
Derrière la formule, une priorité claire : l’argent avant le moment. Le club a optimisé ses coûts et grandi en revenus, rappelle Carsten Cramer dans le même entretien. Les quatre contrats courant jusqu’en 2028, Dortmund peut étaler les discussions sans urgence immédiate.
Guirassy, jamais une demande de départ
Le dossier Guirassy est le plus exposé. Depuis son arrivée de Stuttgart à l’été 2024, pour 18 millions d’euros, les rumeurs de départ n’ont pas cessé. Ricken les balaie : « Il n’y a jamais eu de conversation avec lui ou ses conseillers dans laquelle il était question qu’il veuille nous quitter. Il sait ce qu’il a chez nous. Et nous savons ce que nous avons en lui. »
Les chiffres expliquent cette insistance. En 108 matches toutes compétitions sous le maillot jaune, l’attaquant a inscrit 67 buts et délivré 17 passes décisives, soit 84 points de score. Cette saison, il compte sept buts et deux passes en douze matches. Ricken ajoute que les recrues de l’été ont été choisies pour « le mettre encore plus en scène », et se dit certain que cela se verra sur le terrain.
Un hiver possible, pas un « Harakiri »
Le mercato d’hiver arrive ensuite. Cramer, président de la direction, laisse la porte ouverte sans annoncer de recrue : « S’il y a un besoin d’agir en hiver, nous en parlons. Nous sommes absolument dans le plan d’un point de vue économique et donc toujours capables d’agir. »
La nuance pèse à Dortmund, où l’on refuse l’image d’un club qui casse sa tirelire pour rattraper le Bayern : « Nous ne faisons pas de Harakiri pour lancer un dépassement sur le FC Bayern. Ce serait déraisonnable, et le passé de notre club nous a appris à quel point c’est dangereux. »
Un poste reste fragile : le flanc droit, où Ryerson est le seul spécialiste de l’effectif. La presse cite Marcel Regula, 20 ans, Zagłębie Lubin, avec une indemnité de sept à huit millions d’euros évoquée par Sky et jamais confirmée par le club.
Une échéance à ne pas confondre
Ces quatre dossiers n’incluent pas Ramy Bensebaini, lié jusqu’en 2027. Son cas a été traité séparément à la fin octobre, dans notre article sur son avenir.
Le terrain, lui, n’attend pas. Samedi 31 octobre à 18h30, le BVB joue le Klassiker à Munich avec dix-sept points, comme le Bayern, après sept journées. Une victoire changerait le décor de toutes les discussions à venir.
