Le Borussia Dortmund a réglé son dossier médical le plus sensible en une conférence de presse. Vendredi, Niko Kovac a annoncé le retour de Nico Schlotterbeck dans un groupe de 21 joueurs pour le déplacement à l’Union Berlin, samedi (15h30), au Stadion An der Alten Försterei : « Tout le monde va bien ! Nico Schlotterbeck revient, nous pouvons donc puiser dans tout notre effectif. »
Schlotterbeck revient, trois jours après Bodø
Le défenseur de 26 ans avait manqué le voyage en Norvège : sa cheville droite, tordue fin septembre à l’entraînement de la DFB, ne supportait pas le synthétique de l’Aspmyra. Il avait pourtant tenu les 90 minutes contre le Werder (2-2) et marqué de la tête à la 85e. Les Ruhr Nachrichten et RUHR24 le voient revenir directement dans la défense à trois, aux côtés de Waldemar Anton et de Joane Gadou, avec Serhou Guirassy en pointe.
Mané et Reggiani restés à Dortmund
La liste des 21 comporte deux absences qui ne tiennent pas à l’infirmerie. Filippo Mané et Luca Reggiani n’ont pas pris la direction de Berlin : ils devraient accumuler du temps de jeu avec la U23, rapportent les Ruhr Nachrichten. Le reste de l’effectif est disponible, à trois exceptions de longue durée : Emre Can et Giannis Konstantelias, opérés des ligaments croisés, et Justin Lerma, touché à la cuisse. Julian Ryerson, Carney Chukwuemeka, Konstantinos Karetsas et Daniel Svensson, annoncés justes en début de semaine, en font partie.
Un test de caractère réclamé par Kovac
L’angle du week-end n’est pas la composition, mais la réaction. Après six succès de rang toutes compétitions, Dortmund a concédé le nul contre Brême (2-2) avant de perdre en Norvège (0-1). « Nous sommes tombés et nous nous relevons maintenant. C’est un processus », a résumé l’entraîneur, qui attend un match à la limite : « Ce sera intense ! Nous devrons aller au bout de nos performances et livrer les duels qu’on nous impose. » Et d’ajouter, avec un effectif au complet : « Chacun de ceux qui sont là a aussi la prétention de jouer. »
Il a également défendu Maximilian Beier, interrogé sur son positionnement sur un couloir alors qu’il est formé comme attaquant. « Il faut toujours remettre les choses en perspective. Nous ne pouvons pas faire d’une minorité une majorité », a répondu Kovac, avant de vanter l’attitude de son joueur : « S’il le fallait, il irait immédiatement dans les buts. C’est trop facile de dire ça. »
Un record de club à portée
Deuxième avec 13 points, Dortmund peut égaler son record de 16 points après six journées, atteint trois fois dans son histoire, la dernière en 2017/18. Une troisième victoire en trois déplacements le renverrait aussi en tête : Fribourg ne joue que dimanche, à Leverkusen. L’Union Berlin, seizième, compte quatre points, tous pris à l’Alten Försterei, et dix-sept buts encaissés en cinq journées. Kovac se méfie des coups de pied arrêtés : « Là, ils sont très dangereux. » Guichets fermés, plus de 22 000 billets vendus, et Daniel Schlager au sifflet.
