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Le BVB frappe tard : la moitié de ses buts après la 80e

Six de ses douze buts de Bundesliga tombent à la 80e minute ou après. Un ressort qui dit beaucoup du banc du BVB, et cache une attaque qui crée peu.

Rédaction Borussia.fr
Terrain de football vu du dessus avec un tableau tactique, illustration des buts tardifs du Borussia Dortmund.
Le Borussia Dortmund a marqué six de ses douze buts de Bundesliga à la 80e minute ou après, dont celui de Maximilian Beier contre Francfort, le 24 octobre 2026.

Douze buts, dont six après la 80e minute

Sur les douze buts inscrits par le Borussia Dortmund en sept journées de Bundesliga, six sont tombés à la 80e minute ou après. La série ressemble à une signature : 86e à Hoffenheim sur un but contre son camp d’Albian Hajdari, 80e et 89e contre Paderborn par Felix Nmecha, 80e contre le Werder par Daniel Svensson, 85e par Nico Schlotterbeck, 80e contre Francfort par Maximilian Beier.

Les buteurs ne se ressemblent pas : un latéral, un défenseur central, un milieu, un remplaçant. Serhou Guirassy, meilleur buteur de l’équipe, n’a marqué qu’à la 9e et à la 61e minute en championnat. La moitié tardive du total ne vient pas d’un homme, elle vient d’un collectif qui finit fort.

Le banc pèse

Contre Paderborn, Felix Nmecha entre à la 65e minute et marque aux 80e et 89e. À Hoffenheim, Fábio Silva entre à la 62e et marque quatre minutes plus tard. Contre Francfort, Maximilian Beier entre à la 68e, Jobe Bellingham à la 79e, et le but de la 80e naît d’un une-deux entre les deux entrants. Kovac peut changer un match depuis son banc, ce que le onze de départ ne laisse pas deviner.

Le physique suit. Dortmund sortait de dix jours à Bodø, Berlin et Bakou, plus de 11 000 kilomètres, et a terminé contre Francfort sans reculer. Les Ruhr Nachrichten du 24 octobre jugent que le BVB maîtrise désormais l’art de gagner, tout en réclamant davantage qu’un football de résultat.

Ce que le chiffre cache

Dortmund ne marque presque pas avant la pause : trois buts en première période en sept journées, dont deux dans le premier quart d’heure. Contre Francfort, il a fallu 79 minutes, deux poteaux et un exploit individuel pour débloquer un match dominé sans être percé, comme le raconte le compte-rendu. Le ZDF pointe la même limite : sans Konstantinos Karetsas, blessé, le jeu de possession a manqué d’idées et les occasions sont venues de frappes lointaines et de coups de pied arrêtés.

Le 9 octobre, Dortmund menait 2-0 contre le Werder à la 85e minute grâce à deux buts tardifs, puis a encaissé deux fois dans les cinq dernières minutes : 2-2, deux points perdus. Le ressort fonctionne, il ne garantit rien.

Samedi, le test change de nature

Le Werder revient mardi en Coupe (20h45, les estimations de la rédaction), puis vient le Klassiker à l’Allianz Arena samedi à 18h30. Le Bayern, qui a joué un match de plus, a gagné à Fribourg (3-1) dimanche, avec Aaron Danks sur le banc en l’absence de Vincent Kompany, hospitalisé depuis le 23 octobre. Les deux équipes comptent 17 points.

À Munich, la question ne sera pas de savoir si le BVB peut marquer à la 85e minute, mais s’il peut tenir le ballon et se créer des occasions avant. Une équipe qui attend la dernière demi-heure pour exister laisse le Bayern dicter le rythme. Le ressort tardif est une qualité. Il ne remplace pas un plan de jeu.

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