Le premier rassemblement de l’ère Jürgen Klopp s’est déroulé sans lui. Non convoqué pour les quatre matches de septembre, lui qui figurait dans le groupe des deux derniers tournois, Maximilian Beier a suivi les débuts de la Mannschaft en spectateur. Dans un entretien Sky diffusé le 7 octobre, l’attaquant du Borussia Dortmund raconte comment il a vécu cette non-sélection — et comment il compte y répondre.
Un échange franc avec Klopp
Sa première réaction n’a pas été de s’agacer. « J’ai eu avec le sélectionneur une bonne discussion, une discussion ouverte », raconte le joueur de 23 ans : « Il m’a dit pourquoi je n’étais pas là, et voilà, c’est comme ça. Ce n’était pas le dernier rassemblement — il y en aura encore quelques-uns. »
Le motif tient en un mot : « Il m’a donné un feedback honnête : en ce moment, mon positionnement joue un rôle, mais je peux travailler là-dessus. »
Pourquoi Klopp ne l’a pas appelé
Le motif avancé n’a rien d’un verdict sportif. Selon Transfermarkt, il tenait moins à ses performances qu’à son positionnement : depuis l’été, Beier dépanne sur les postes de piston au BVB, des rôles qui n’existent pas dans l’équipe d’Allemagne. La saison dernière, il évoluait surtout en pointe ou en soutien.
Son début de saison plaide pour lui : un but et trois passes décisives en sept matches officiels. Son unique but est précieux — le 0-1 de Stuttgart, à la 70e minute le 19 septembre, qui a envoyé le BVB seul en tête de la Bundesliga. Les votants de bundesliga.com l’ont désigné homme du match.
Objectif : revenir dès novembre
La réponse, Beier veut la donner sur le terrain. « Je peux lui rendre la tâche plus difficile en jouant simplement bien, et c’est mon objectif », annonce-t-il. En dix sélections — toutes comme remplaçant — il n’a encore jamais débuté un match international ; il sort de deux tournois majeurs, l’Euro 2024 et le Mondial 2026, où il n’est entré qu’une fois en jeu, contre l’Équateur.
Le prochain rendez-vous est déjà coché : la Serbie le 13 novembre à Belgrade, puis les Pays-Bas le 16 novembre à l’Olympiastadion de Berlin. Troisième du groupe A2 avec cinq points, l’Allemagne devra gagner ses deux matches pour rejoindre la phase finale.
Kovac : « il aura bientôt une nouvelle opportunité »
À Dortmund, Niko Kovac a vite pris la parole sur le sujet. « On m’a informé en amont : je savais deux ou trois jours avant qui serait de la partie », a expliqué l’entraîneur : « Je suis convaincu que s’il livre les performances qu’il a montrées ici la saison dernière, il aura bientôt une nouvelle opportunité. »
La trêve a laissé une anecdote : « Mardi, nous n’étions que deux à l’entraînement, c’était un peu bizarre. Mercredi et jeudi, j’ai donc travaillé avec les U23. » Place au terrain : vendredi 9 octobre (20h30), le leader reçoit le Werder Brême au Signal Iduna Park. « Cela a toujours été un match difficile, mais nous jouons à la maison, devant nos supporters : il n’y a qu’un seul objectif possible », prévient Beier.
