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Anton : les sifflets des supporters étaient « justifiés »

Waldemar Anton a jugé « tout à fait justifiés » les sifflets des supporters après le 0-0 à l’Union Berlin. Le défenseur promet que les moments de fête reviendront.

Rédaction Borussia.fr
Tribune de supporters d’un stade, écharpes et drapeaux levés, illustration de la réaction du public du Borussia Dortmund après le match nul à l’Union Berlin.
Une partie des supporters du Borussia Dortmund a exprimé son mécontentement après le 0-0 à l’Union Berlin, samedi 17 octobre.

À la fin du match, une partie des supporters du parcage visiteurs a sifflé et multiplié les gestes d’agacement vers la pelouse. Pas un concert de sifflets, mais un mécontentement bien visible, que raconte RUHR24 dans un papier publié samedi à 21h00. Le 0-0 chez l’Union Berlin concluait une semaine déjà marquée par la défaite en Norvège.

Le contexte pèse autant que le résultat. La séquence porte un nom dans la presse allemande, « Bodø-Berlin-Bakou », et les supporters en ont déjà avalé plus de 4 000 des 11 000 kilomètres, selon RUHR24. À Berlin, ils ont sorti une nouvelle chorégraphie, la deuxième de ce triptyque. Le club confirme la logistique : trois vols en quatre jours, mardi vers la Norvège, jeudi pour rentrer à Dortmund, vendredi vers Berlin.

La meilleure note du soir

Une note, d’abord. Waldemar Anton a reçu la meilleure de la rédaction de RUHR24 pour ce match (1,5), devant tous ses coéquipiers. Le défenseur de 30 ans a surtout été le premier à parler en mixed zone.

« Tout à fait justifiés »

Interrogé sur son propre énervement, il n’a pas cherché à lisser le constat : « Tu veux gagner des matches. Et nous sommes le Borussia Dortmund, on veut tout gagner, chaque match. Quand tu n’y arrives pas, il te manque quelque chose, et aux supporters aussi. »

Puis il a validé la réaction des tribunes. Selon RUHR24, il l’a jugée « völlig zurecht », soit tout à fait justifiée. Il a aussi salué la force du soutien habituel, « brutal », avant de promettre : « Les moments où nous fêtons ensemble reviendront. »

Le problème, plus loin devant

Car le fond du sujet n’est pas l’ambiance. Il est dans le dernier tiers du terrain. « Nous avons actuellement, dans le dernier tiers, des choses que nous ne faisons pas bien, où nous prenons simplement de mauvaises décisions », a-t-il expliqué sur le site du club. « On peut bien travailler là-dessus, bien l’analyser. Il faut juste rester calme. Nous avons une jeune équipe. »

Son gardien le dit autrement. « Nous n’avons pas assez réussi à poser des problèmes à l’adversaire, à le stresser, à attaquer la profondeur, à devenir dangereux », a jugé Gregor Kobel au micro de Sky. « À la fin, tu as un 0-0, c’est amer et ça fait mal. »

Trois matches, deux buts

Les chiffres donnent raison aux deux hommes. Dortmund reste sur trois rencontres sans victoire : 2-2 contre Brême, 0-1 à Bodø/Glimt, 0-0 à Berlin. Deux buts marqués sur la séquence, aucun lors des deux derniers matches. Le Bayern, à égalité de points (14), est passé devant à la différence de buts.

Bakou, sans attendre

Le calendrier ne laisse pas de répit. L’avion repart lundi vers la mer Caspienne, cinq heures de vol, pour affronter le Sabah FK mardi (18h45, 3e journée de Ligue des champions). « C’est aussi une question de volonté, et il fera 25 degrés », a résumé le directeur sportif Ole Book sur le site du club.

La promesse se jugera vite. Dortmund repart dès lundi, et le triptyque se referme à Bakou. Les supporters ont déjà donné plus de 4 000 kilomètres : ils savent ce qu’ils attendent en retour.

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